Fondé en septembre 1986 par un consortium d’individus ayant constaté́ la dégradation des conditions socio- économiques des jeunes adultes, le Centre Solidarité́ Jeunesse a amorcé ses activités d’une façon plutôt modeste, avec des moyens tout aussi limites.

En 1990, un rapport produit par l’organisation communautaire du CLSC Basse-Ville-Limoilou révèle, à travers des statistiques stupéfiantes, l’état de situation des familles des principaux quartiers populaires. Les indices de pauvreté́, tels que la scolarisation, le revenu, le nombre de familles monoparentales, sont sans équivoques. Le Centre allait mettre sur pied des projets de formations qui outilleraient les jeunes adultes pour qu’ils puissent sortir de la situation dans laquelle ils entaient. Ainsi, les organismes tels le Centre Jacques-Cartier, Mères et Mondes, Communautés Solidaires, ainsi que les projets Pari, Alternative, Spirale et Mon Local, découlent des réflexions et du travail des membres du Centre Solidarité́ Jeunesse.

Au début des années 2000, un partenaire majeur se joint au Centre : la Commission scolaire de la Capitale. Des ententes de protocoles de formations sont mises en place avec le Centre aux adultes Louis-Jolliet dans le cadre des Chantiers Urbains; et le projet Antre-Classe, qui lui vise la persévérance scolaire, est implanté́ dans quatre écoles du centre-ville (Cardinal-Roy, Vanier, De la Cité et Joseph- François-Perrault) entre 2002 et 2005.

En 2012, le Centre s’équipe d’un milieu de vie pouvant accueillir les participants de ses différents projets, principalement le projet Passerelle, en s’installant dans la coopérative Notre-Dame-de-Jacques-Cartier (La Nef). Ce lieu d’ancrage agit comme espace de rassemblement pour l’équipe et de havre pour nos participants, actuels et anciens. Enfin, en 2016 un cinquième Antre-Classe voit le jour à l’école Jean-de-Brébeuf.

L’année 2017 s’est caractérisée par le renouveau et l’audace. L’organisme se dote d’un nouveau mode de gestion. L’adaptation et le travail d’équipe est de mise pour dorénavant travailler en co-gestion. Un comité́ de gestion composé de l’ensemble des employés se partage donc les tâches de gestion pour veiller au bon fonctionnement de l’organisme. Porté par un vent de changement, le Centre déménage dans les magnifiques locaux de la Maison Mère Mallet.